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Criel Sud-Est

Alain Plan

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Rhones Alpes

1400Nombre d’éleveurs

La filière caprine En RHONE-ALPES

1 400 exploitations caprines

La région Rhône-Alpes comptait près de 2 100 exploitations de plus de 10 chèvres en 2000 et environ 1 700 en 2005, selon les enquêtes structures du SCEES. Elle se situait ainsi en tête des régions françaises pour le nombre d’exploitations caprines, devançant légèrement Poitou-Charentes. En 2005, les exploitations caprines de Rhône-Alpes se partageaient entre 950 fromagers, en tête devant le Centre (420 fromagers) et 750 livreurs, en deuxième position, derrière Poitou-Charentes    (1 400 livreurs).

Les indications fournies par les experts départementaux fixent, pour la région, le nombre actuel de livreurs ayant au moins 20 chèvres à environ 410 et le nombre de fromagers à près de 1000, selon des sources diverses, dont les EDE. Il y aurait donc environ 1400 éleveurs caprins en tout, y compris une vingtaine de mixtes livreurs et fromagers.

 

 

Un audit de la filière régionale caprine réalisé par l’Institut de l’élevage dresse un panorama du paysage caprin en Rhône-Alpes et identifie les enjeux pour la filière.

Un recensement précis réalisé avec le concours des experts départementaux permet d’évaluer à 1400 le nombre d’éleveurs caprins en Rhône-Alpes, dont 400 livreurs et 1000 fromagers (chiffres 2007-2008). C’est 700 de moins qu’au dernier recensement de l’agriculture en 2000.
Le maintien d’un nombre élevé de fromagers est une spécificité à relever en Rhône-Alpes et constitue une base solide pour la production et la commercialisation de produits caprins. Un point fort dans une région qui bénéficie d’une forte tradition de consommation de fromages.
La production laitière caprine régionale est de 66 millions de litres, répartie de façon quasi équivalente entre transformation fermière et livraison aux industriels.
Une quinzaine d’entreprises collectent du lait de chèvre principalement sur quatre départements (Drôme, Ardèche, Loire et Rhône). Environ 32 millions de litres sont transformés par ces entreprises pour une fabrication de 4 500 tonnes de fromage, soit 5 % des fabrications industrielles nationales. Trois entreprises (Valcrest, Triballat, Guilloteau) collectent à elles seules annuellement environ 28 millions de litres. Les autres entreprises collectent de plus petites quantités.
Les producteurs de fromages fermiers sont assez bien répartis sur l’ensemble de la région et leur production s’élève à 4 300 tonnes par an, soit 24 % de la production nationale. Sur son plateau, Rhône-Alpes propose trois AOC : le picodon en Drôme et Ardèche ; le chevrotin en Savoie et Haute-Savoie et la rigotte de Condrieu dans le Rhône et la Loire. Deux autres AOC concernent quelques communes de Rhône-Alpes : le mâconnais au nord du Rhône et le banon au sud de la Drôme. Avec 90 élevages en bio, Rhône-Alpes se place largement en tête des régions en production bio. 

 
De petites structures et une grande diversité des systèmes

D’après l’enquête des structures du service statistiques du ministère de l’Agriculture, plus de 70 % des exploitations professionnelles caprines et jusqu’à 75 % pour les fromagères se trouvent dans des zones à forts handicaps naturels, en zone de montagne et de haute montagne. La taille moyenne des troupeaux est faible, très en dessous de la moyenne nationale : 60 chèvres pour les fromagers et 90 pour les livreurs avec une moyenne des livraisons aux alentours de 80 000 litres/an. Les disparités sont toutefois importantes entre le Nord et le Sud de la région. Le difficile accès au foncier, aux ressources fourragères et la surcharge de travail semblent être les principaux freins au renforcement des structures caprines régionales.
Le coût de collecte est relativement élevé et varie du simple au triple (de 25 à 75 € / 1000 litres) selon la concentration des livreurs, leur livraison moyenne, les conditions d’accès et la nature du lait collecté (AOC ou non AOC).
Le prix de base payé par les entreprises pour une composition standard de 28g/l de matière protéique et de 33 g/l de matière grasse est historiquement supérieur aux autres régions française et à la moyenne nationale, même si  l’écart s’est réduit  sur les deux dernières années de 2007 et 2008. La grande majorité des exploitations caprines (+85%) est en statut individuel avec peu de salariés y compris chez les fromagers, ce qui n’est pas sans poser de problème vis-à-vis de l’organisation du travail.


Une dynamique d’installation mais peu de transmissions

En Rhône-Alpes, la proportion de jeunes éleveurs caprins de moins de 40 ans est de 28 %, analogue à la moyenne nationale. En revanche, la tranche des 40 à 50 ans est faible (29 %) en dessous de la moyenne nationale (34 %) et notamment chez les livreurs (23 % contre 33 % au national). La région est attractive, la filière bénéficie d’une bonne image et les candidats à l’installation sont nombreux mais ces installations se réalisent majoritairement hors cadre familial, par création d’atelier. Les Gaec familiaux qui sont souvent un processus de transmission entre générations sont rares et les installations sans DJA sont plus nombreuses que dans les autres productions. Chez les livreurs, les tendances sont significatives, avec des installations sur des tailles nettement plus importantes que les moyennes actuelles et essentiellement en spécialisation