Actualités

Chiffres clés 2016 de la filière caprine 05/10/2016

  Ce document présente sous forme synthétique et aisément consultable les dernières statistiques disponibles sur les productions caprines orientées vers le lait et la viande, avec un rappel des données d’années antérieures pour résumer les évolutions. Les chiffres clés sur l’élevage caprin et...  Lire la suite

Contacter l’interprofession Régionale


Vincent ENJALBERT
Maison Régionale de l’Elevage
Route de la Durance
04100 MANOSQUE

Tél : 04.92.87.47.55 - Fax : 04.92.87.09.44

Accueil>Éleveurs>Provence-Alpes-Côte d'Azur 

Sud est

350Nombre d’éleveurs

La filière caprine En REGION PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR

 

Des exploitations familiales, des élevages spécialisés

 

La filière régionale compte environ 350 éleveurs caprins de plus de 20 chèvres, soit 18 500 chèvres. Les élevages restent des ateliers majoritairement spécialisés, de type familial (70 % des exploitations ont une main d’oeuvre comprise entre 1,5 et 2 UTH).

Depuis une dizaine d'années les exploitations de notre région sont relativement stables en nombre, en type de structure et en localisation.

 

 

De petits ateliers compétitifs

 

La taille moyenne des troupeaux se situe autour de 50 chèvres. Cette taille modeste, comparativement à ce que l’on trouve sur les autres régions françaises, s’explique par la spécialisation fromagère fermière de l’élevage avec une valorisation moyenne du litre de lait élevée, de l’ordre de 1,90 €/litre.

 

 

Des produits diversifiés, à haute valeur ajoutée

 

Cette filière a opté pour des productions à forte valeur ajoutée, largement tournées vers la vente directe et les circuits courts à dominante régionale (vente à la ferme, sur les marchés, intermédiaires locaux...), la vente collective est peu développée.

 

La production fromagère est très diversifiée, à côté du "chèvre" lactique dominant, vendu frais ou plus ou moins affiné, les producteurs offrent des produits plus typés : Banon, Tome de Provence, chèvre à l’huile, Tome pressée.....

Cette diversité est un atout commercial pour les exploitations et une richesse pour le développement de la filière, mais elle doit être structurée pour construire une image fromagère forte et lisible.

 

Depuis 10 ans, la profession s’est engagée dans une politique d’identification des produits : Charte Régionale Fromages Fermiers, marques collectives, reconnaissance en A.O.C. du Banon.

 

 

Une spécificité fromagère fermière

 

La spécificité fromagère fermière de la région PACA reste remarquable surtout en production caprine où 90 % des élevages transforment le lait à la ferme, cette spécificité contribuant à l’image de qualité de la filière.

 

Le secteur laitier est centré autour d’une dizaine d’artisans, de taille modeste et qui restent dans une “logique fermière” (forte diversification de produits, circuits locaux, produits haut de gamme permettant une valorisation élevée du litre de lait).

Bien que réduit, ce secteur peut constituer un potentiel d’installation et de développement de la filière.

 

 

Un élevage largement disséminé sur le territoire

 

Les exploitations caprines, sont dispersées sur l'ensemble du territoire régional. Cette répartition s’expliquent en grande partie par la spécialisation fermière et la dominance de la vente directe locale.

Cette caractéristique, qui perdure, fait de cette production un atout dans les politiques d’aménagement du territoire.

 

 

Une production professionnalisée où l’on s’installe

 

Globalement la filière "installe" des nouveaux éleveurs (+117 entre 1999 et 2005), 1/3 des chefs d'exploitations ont moins de 40 ans. Généralement ces installations se font hors cadre familial. Par contre nous constatons un turn-over important (la retraite ne concerne que 25% des cessations).

 

 

Des facteurs de fragilisation

 

  • Un solde entre cessations et installations légèrement négatif (perte de 16 exploitations entre 1999 et 2005).
  • Un turn-over important (18% des exploitations durent plus de 20 ans et 55% des départs se font pour des causes "non naturelles").
  • Seulement 16% des installations sont des reprises et 35% dans le cadre des DJA.
  • Une nécessité de renouvellement des générations notamment celles installées dans les "années 70".

 

 

 

Une profession structurée qui s’est dotée d’outils techniques performants pour mener sa politique

 

Depuis les années 1980, la profession s’est structurée autour d'organisations professionnelles départementales et régionales : la Maison Régionale de l'Elevage, Actilait Centre de Carmejane, les syndicats et associations d'éleveurs…