La marge brute est le critère synthétique retenu pour l’analyse des résultats de l’atelier. Il correspond au produit de l’atelier (vente de lait ou de fromages, vente de chèvres de réforme, chevreaux, animaux reproducteurs, variation d’inventaire, primes …) auquel on enlève les charges opérationnelles (aliments achetés pour le troupeau, charges opérationnelles de la surface fourragère, frais d’élevage comprenant en particulier la poudre de lait, les frais de reproduction, les frais vétérinaires, frais de transformation et de commercialisation..).
Pour obtenir une marge élevée, diverses stratégies sont envisageables : la maximisation du produit, la réduction des charges et, bien sûr, la combinaison de ces deux voies. Plus le prix du lait est faible, plus les charges conditionnent la marge. En élevage fromager, c’est d’abord la valorisation du prix du lait qui fait la marge.
Côté produit, c’est la valorisation ou prix du lait qui pèse, la vente de lait ou de fromages constituant plus de 90% du produit de l’atelier caprin.
Le coût alimentaire représente plus de 70 % des charges opérationnelles en élevage laitier : c’est dire la sensibilité des élevages face à la fluctuation des prix des matières premières. Chez les fromagers, le coût alimentaire représente environ la moitié des charges opérationnelles. Les achats (concentrés, déshydratés, fourrages…) constituent l’essentiel des charges alimentaires (soit plus de 85 % d’entre elles). Les charges de la surface fourragère (engrais, semences, produits phytosanitaires) représentent moins de 15% des charges d’alimentation.
Les charges de transformation et de commercialisation représentent un quart des charges opérationnelles en élevage fromager.
Quant aux charges d’élevage, elles représentent 30 % des charges en élevage laitier et 25 % en élevage fromager.
Vous trouverez dans cette rubrique les résultats recueillis dans le cadre de l’appui technique.